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Le mal de mer sur les bateaux de plongée

Causes du mal de mer, mesures sans médicament, médicaments et plongée, et cas où DAN conseille de ne pas plonger, d'après DAN et le NHS.

Le mal de mer est le mal des transports en mer. Ce guide résume ce que DAN et le NHS disent de ses causes, les mesures qu'ils proposent et les cas où DAN conseille de ne pas commencer une plongée.1

Les causes du mal de mer

DAN décrit le mal des transports comme le résultat d'un décalage entre les informations sensorielles transmises par les yeux et celles de l'oreille interne. Le NHS l'explique de la même façon : l'oreille interne envoie au cerveau des signaux différents de ce que voient les yeux.1,2

Selon le NHS, les symptômes peuvent comprendre des vertiges, des nausées, des vomissements, des maux de tête, une sensation de froid et une pâleur, ainsi que des sueurs. DAN indique qu'une nausée persistante ou inhabituellement forte doit être évaluée par un médecin, surtout si d'autres symptômes sont présents.1,2

Pourquoi c'est important en plongée

DAN souligne que les plongeurs qui ont le mal de mer et se précipitent à l'eau risquent d'être moins attentifs à la préparation de leur matériel ou à leur binôme. DAN note aussi que vomir sous l'eau peut poser un vrai problème si le plongeur obstrue le deuxième étage de son détendeur ou inhale de l'eau.1

Mesures sans médicament

L'endroit où vous vous placez sur le bateau compte. DAN conseille de rester au centre du bateau et d'éviter les ponts supérieurs ou inférieurs, où les mouvements sont plus marqués, et de choisir un endroit bien aéré ; le NHS conseille lui aussi le milieu du bateau et l'air frais.2,3

DAN et le NHS conseillent tous deux de fixer un point éloigné, comme l'horizon. DAN note aussi que fermer les yeux, ou s'asseoir à un endroit d'où le roulis du bateau n'est pas visible, peut aider, et conseille de se tenir à l'écart des fortes émanations, en particulier de carburant.1,2,3

  • DAN conseille d'éviter l'alcool et les repas copieux la veille de la plongée ; le NHS déconseille les repas copieux, les plats épicés et l'alcool juste avant ou pendant le trajet.2,3
  • Selon DAN, l'hydratation est essentielle, et il conseille de boire beaucoup d'eau.3
  • Le NHS conseille de ne pas lire, ne pas regarder de films et ne pas utiliser d'appareils électroniques pendant le trajet.2
  • DAN et le NHS mentionnent tous deux le gingembre, que certaines personnes trouvent apaisant.2,3
  • Si vous commencez à vous sentir mal, DAN conseille de demander à faire partie des premiers à se mettre à l'eau.3

Médicaments et plongée

DAN note que la somnolence est un effet secondaire de nombreux médicaments contre le mal des transports, et que la plupart des médicaments par voie orale provoquent une légère somnolence. Sa page sur les médicaments en vente libre ajoute que l'azote peut renforcer l'effet sédatif d'un médicament et que ces effets peuvent augmenter le risque de narcose à l'azote.1,3,4

DAN conseille de tester un médicament une première fois un jour où vous n'avez pas besoin de toute votre vigilance, ou de commencer à le prendre au moins un ou deux jours avant la plongée, pour voir comment il vous affecte, et précise qu'il ne faut pas plonger sous l'effet d'un médicament que vous prenez pour la première fois.3,4

Le guide médical du voyageur de DAN présente le patch de scopolamine comme le traitement à privilégier pour les plongeurs, en notant que la marine américaine a constaté des effets indésirables minimes chez les plongeurs, et recommande de le porter au moins 24 heures pour en tester les effets avant d'en avoir besoin. DAN cite la sécheresse buccale et la vision trouble comme effets secondaires les plus fréquents, indique que retirer un patch porté plus de trois jours peut provoquer des symptômes de sevrage qui se confondent en partie avec ceux d'un accident de décompression, et précise que les personnes portant un patch qui présentent des vertiges, des nausées ou des vomissements dans les 24 heures suivant une plongée doivent contacter un médecin.1,3

DAN note aussi que les recommandations d'utilisation des médicaments contre le mal des transports indiquent régulièrement de consulter un médecin avant utilisation. Pour votre situation personnelle, adressez-vous à un médecin de la plongée ou contactez DAN.4

Quand ne pas plonger

DAN conseille aux plongeurs fortement atteints par le mal des transports de ne pas commencer une plongée tant que leurs symptômes ne se sont pas atténués. DAN recommande aussi la prudence en cas de nausée sévère et indique qu'il peut être préférable d'annuler la plongée.1

Les pages de DAN ne mettent pas l'accent au même endroit : son article sur le mal de mer suggère au plongeur qui commence à se sentir mal de demander à faire partie des premiers à se mettre à l'eau, tandis que son guide médical du voyageur indique que les plongeurs fortement atteints par le mal des transports ne doivent pas commencer une plongée tant que leurs symptômes ne se sont pas atténués, et qu'en cas de nausée sévère il peut être préférable d'annuler la plongée.1,3

Avant de partir

  • DAN conseille de tester un médicament contre le mal des transports un jour où vous n'avez pas besoin d'être vigilant, avant de compter dessus pour plonger.3,4
  • DAN recommande de porter un patch de scopolamine au moins 24 heures pour en tester les effets avant d'en avoir besoin.1
  • DAN conseille d'éviter l'alcool et les repas copieux la veille, et de boire beaucoup d'eau.3
  • DAN conseille de se placer au centre du bateau, dans un endroit bien aéré, et de regarder l'horizon.3
  • DAN note que les plongeurs qui ont le mal de mer et se précipitent à l'eau risquent d'être moins attentifs à leur matériel et à leur binôme.1
  • Interrogez un médecin de la plongée ou DAN sur les médicaments adaptés à votre cas.4

Sources

  1. 1. dan.org
  2. 2. nhs.uk
  3. 3. dan.org
  4. 4. dan.org

Sources consultées le 28 octobre 2026. Texte rédigé à partir de ces pages et vérifié par une seconde lecture indépendante.