Reef Explorers

Le glossaire du plongeur débutant

Les mots que vous lirez sur nos pages et entendrez au centre de plongée, expliqués simplement, avec le terme anglais quand il sert en voyage.

Niveaux et formation

Baptême de plongée
Une première plongée peu profonde avec un moniteur, sans aucun diplôme. On apprend quelques gestes de base et le moniteur reste à côté de vous pendant toute la plongée.Où apprendre à plonger
Niveau 1 / Open Water
Le premier diplôme complet. L'Open Water (PADI, SSI) et la CMAS 1 étoile permettent de plonger jusqu'à environ 18 m ; le Niveau 1 FFESSM permet 20 m encadré par un guide.Les sites Niveau 1
Niveau 2 / Advanced
L'étape suivante. L'Advanced Open Water (PADI, SSI) étend la limite à environ 30 m après quelques plongées de formation (profonde, orientation…). Le Niveau 2 FFESSM permet 20 m en autonomie et 40 m encadré.Les sites Niveau 2
Plongée profonde (Deep, Niveau 3)
La formation qui ouvre la zone 30–40 m, limite habituelle de la plongée loisir : spécialité Deep Diver chez PADI, Niveau 3 à la FFESSM (plongée autonome profonde).Les sites pour plongeurs confirmés
Plongée technique (tek)
La plongée au-delà des limites loisir : plus de 40 m, paliers de décompression prévus, mélanges gazeux ou recycleurs. Elle demande une formation et un matériel spécifiques.Les sites de plongée technique
Guide de palanquée (divemaster)
Le professionnel qui conduit des plongeurs diplômés sous l'eau : briefing, orientation, repérage de la faune, surveillance du groupe. Ce n'est pas un moniteur : il n'enseigne pas.
Plongée de réadaptation (check dive)
Une première plongée facile que beaucoup de centres demandent pour voir comment vous gérez votre flottabilité et votre matériel avant les sites plus exigeants. C'est normal, surtout après une longue pause.Passer au niveau supérieur
Carnet de plongée (logbook)
Le relevé de vos plongées : date, site, profondeur, durée. Les centres demandent souvent combien de plongées vous avez et la date de la dernière.

Sécurité et physiologie

Binôme (buddy)
Le plongeur avec qui vous faites équipe. Vous vérifiez mutuellement votre matériel avant la plongée et restez assez proches pour vous aider sous l'eau.
Palanquée
Le groupe de plongeurs qui descend ensemble, avec le même guide. À l'étranger, on parle de « group » et chaque plongeur a son « buddy ».
Équilibrer les oreilles
Compenser la pression dans les oreilles à la descente, le plus souvent en se pinçant le nez et en soufflant doucement. Tôt et souvent, sans jamais forcer.
Palier de sécurité
Une pause d'environ trois minutes vers 5 m à la fin de chaque plongée, pour laisser le corps éliminer de l'azote avant de remonter en surface.
Courbe de sécurité (no-deco)
La durée maximale à une profondeur donnée pour pouvoir remonter sans palier obligatoire (seulement le palier de sécurité). Plus on est profond, plus elle est courte. L'ordinateur l'affiche.
Palier de décompression
Un arrêt obligatoire à la remontée quand on a dépassé la courbe de sécurité. La décompression planifiée relève de la plongée technique.
Vitesse de remontée
La vitesse à laquelle on remonte. Lentement : la plupart des ordinateurs demandent environ 9 à 10 m par minute et sonnent si l'on va plus vite.
Narcose (ivresse des profondeurs)
Un effet proche de l'ivresse dû à l'azote sous pression, souvent sensible à partir d'une trentaine de mètres. Il disparaît en remontant. Une des raisons de se former à la plongée profonde.
Intervalle de surface
Le temps passé en surface entre deux plongées. L'ordinateur s'en sert pour calculer la durée possible de la plongée suivante.
Nitrox
De l'air enrichi en oxygène, souvent à 32 ou 36 %. Moins d'azote, donc plus de temps sans palier à profondeur moyenne, mais une profondeur maximale plus faible. Il faut une courte qualification.

Matériel

Gilet stabilisateur (stab, BCD)
Le gilet qui porte la bouteille et qu'on gonfle ou dégonfle pour flotter, descendre ou rester stable entre deux eaux.
Détendeur (regulator)
Ce dans quoi on respire : il ramène la pression de la bouteille à une pression respirable. Il a une seconde embouchure de secours (l'octopus) pour le binôme.
Ordinateur de plongée
Un ordinateur au poignet qui indique profondeur, durée, temps sans palier et vitesse de remontée. La plupart des plongeurs, et beaucoup de centres, s'appuient dessus.
Épaisseur de combinaison
Les combinaisons humides se choisissent par épaisseur en millimètres : 3 mm en eau chaude, 5 ou 7 mm en eau plus fraîche. Chaque page destination donne la température de l'eau.
Combinaison étanche (drysuit)
Une combinaison qui garde au sec, portée avec des sous-vêtements chauds en eau froide (Norvège, Écosse, Canada…). Elle demande une courte formation spécifique.
Parachute de palier (SMB)
Un tube gonflable qu'on envoie en surface en fin de plongée pour signaler sa position aux bateaux. Indispensable en dérivante.
Crochet de récif (reef hook)
Un crochet au bout d'une courte ligne, qu'on pose sur de la roche morte pour rester en place dans un courant fort sans s'accrocher au corail.

Pendant la plongée

Flottabilité (stabilisation)
Le fait de flotter, couler ou rester stable. Une bonne stabilisation, sans effort, protège le récif, économise l'air et améliore toutes vos plongées.
Plongée du bord
Une plongée qu'on commence en entrant dans l'eau à pied depuis une plage, un ponton ou des rochers, sans bateau.
Saut droit et bascule arrière
Les deux façons habituelles d'entrer dans l'eau depuis un bateau : un grand pas en avant depuis un pont haut, ou une bascule en arrière depuis le bord d'une petite embarcation.
Croisière plongée (liveaboard)
Un bateau sur lequel on vit plusieurs jours en plongeant trois ou quatre fois par jour. Souvent le seul moyen d'atteindre les sites isolés (Similan, Cocos, Socorro…).
Courant
L'eau qui se déplace le long du site. Un courant faible est agréable ; un courant fort demande de l'expérience, un guide qui connaît les marées et une bonne gestion de l'air.
Plongée dérivante
Une plongée où l'on se laisse porter par le courant le long du récif ; on remonte loin du point de départ et le bateau suit le parachute.Plongées dérivantes
Étale
Le court moment de calme entre deux marées, quand le courant ralentit ou s'arrête. Beaucoup de sites à courant se plongent à l'étale.
Visibilité
La distance à laquelle on voit sous l'eau, en mètres. Elle varie avec le plancton, la pluie, la houle et la saison.
Thermocline
Un changement brusque de température à une certaine profondeur : on la sent comme une couche froide soudaine, souvent avec une ligne floue dans l'eau.

Types de sites

Récif, pinacle et patate
Un récif est construit par les coraux. Un pinacle monte des profondeurs vers la surface ; une patate de corail (bommie) est un petit massif isolé sur le sable.Récifs et pinacles
Tombant
Un récif qui plonge presque à la verticale vers les grands fonds. On y descend facilement plus bas que prévu : surveillez la profondeur.Plongées sur tombant
Épave et pénétration
Un navire, un avion ou un véhicule coulé. Tourner autour reste de la plongée en pleine eau ; entrer à l'intérieur (pénétration) est un environnement sous plafond qui demande une formation.Plongées sur épave
Environnement sous plafond (overhead)
Tout endroit d'où l'on ne peut pas remonter directement en surface : grottes, cavernes, intérieur des épaves, sous la glace. Uniquement avec la formation adaptée.
Caverne et grotte
La caverne est la partie d'une grotte où l'on voit encore la lumière de l'entrée. Au-delà, la plongée en grotte demande une formation complète.Grottes, cavernes et cénotes
Cénote
Un puits naturel rempli d'eau douce, typique du Yucatán au Mexique, qui s'ouvre souvent sur des cavernes traversées de rais de lumière.Grottes, cavernes et cénotes
Trou bleu (blue hole)
Une cavité ronde et profonde dans un récif ou le fond marin, d'un bleu sombre vue d'en haut.
Muck diving
Plonger sur du sable, de la vase ou des débris qui semblent vides mais cachent une petite faune rare : poissons-grenouilles, nudibranches, hippocampes, pieuvres mimétiques.Muck diving et macro
Récif artificiel
Une structure immergée volontairement (navire, sculptures, blocs de béton) pour que coraux et poissons s'y installent, et pour soulager les récifs naturels.Récifs artificiels et art sous-marin

Le vocabulaire de la faune

Macro
La petite faune, souvent de quelques centimètres : nudibranches, crevettes, hippocampes pygmées. On avance lentement et on regarde de près.Où voir la macro
Pélagique
Les animaux du large plutôt que du récif : requins, raies manta, thons, grands bancs. On les croise souvent en pleine eau ou dans le courant.Pleine eau et gros animaux
Station de nettoyage
Un point du récif où de petits poissons et crevettes nettoient les gros animaux. Raies manta et requins y reviennent : on attend à côté sans gêner le passage.
Nudibranche
Une limace de mer très colorée, souvent longue de quelques centimètres seulement. La star des photographes sous-marins.

Définitions générales, valables quelle que soit l'agence. Les limites citées sont celles des cursus les plus courants : votre moniteur et votre agence de formation font toujours foi. Voir les équivalences entre agences.